Le Cocker Anglais Le guide · France

Le portrait officiel

Le standard FCI du cocker anglais

Ce que dit le texte de référence de la race : la charpente, la tête, l'expression et les allures d'un cocker anglais conforme.

Un standard n'est pas une fiche technique froide : c'est le portrait écrit d'un idéal, celui vers lequel tend l'éleveur sérieux. Celui du cocker anglais tient en quelques pages qui, lues attentivement, disent l'essentiel : un petit chasseur gai, solide et harmonieux, dont chaque détail sert le travail au bois autant que la beauté.

Origine et classification

Le cocker spaniel anglais est reconnu par la Fédération cynologique internationale sous le standard n°5, avec le Royaume-Uni pour pays d'origine. Il appartient au groupe 8, celui des chiens rapporteurs de gibier, leveurs de gibier et chiens d'eau, plus précisément à la section 2 des chiens leveurs de gibier, et il est soumis à une épreuve de travail.

Ce classement n'a rien d'anecdotique : il rappelle que le cocker est né pour lever et rapporter le gibier à plume, en particulier la bécasse (woodcock en anglais), à laquelle il doit son nom. Toute sa morphologie découle de cette vocation, comme le raconte notre page sur l'histoire de la race.

L'aspect général : le merry cocker

Le standard décrit un chien gai, robuste et sportif, mesuré et compact. Sa silhouette s'inscrit presque dans un carré : la hauteur au garrot est proche de la longueur du garrot à la base de la queue. Rien d'exagéré, ni dans l'ossature ni dans la fourrure ; l'ensemble respire l'équilibre et la vigueur.

C'est surtout le tempérament qui saute aux yeux. Le texte insiste sur un chien plein d'entrain, à la queue sans cesse en mouvement quand il quête, doux et affectueux mais débordant de vie. Cette gaieté légendaire lui a valu son surnom de merry cocker, sujet que nous développons dans le portrait de son caractère.

Un cocker se juge d'abord à son entrain : la queue qui bat, l'œil qui pétille, le nez déjà au travail.

La tête et l'expression

La tête est ciselée, ni trop fine ni trop lourde. Le crâne est bien développé, avec des arcades sourcilières marquées et un stop net situé à mi-chemin entre le bout de la truffe et l'occiput. Le museau est carré, doté de mâchoires fortes et d'un articulé en ciseaux régulier. La truffe, assez large, assure le flair d'un vrai chien de quête.

Deux traits font toute la douceur de l'expression :

Le corps et la charpente

Le cou est musclé, de longueur moyenne, sans fanon, planté avec élégance dans des épaules obliques. La ligne du dessus est ferme et descend en pente douce vers la queue. Le rein est court et large, la poitrine bien descendue, les côtes bien cintrées : de la place pour le cœur et les poumons d'un chien qui doit tenir la journée. Les membres, d'une bonne ossature, se terminent par des pieds ronds et fermes, dits « de chat ».

La queue, hier et aujourd'hui

Le standard décrit une queue attachée un peu plus bas que la ligne du dos, portée à l'horizontale, jamais relevée, et sans cesse frétillante à l'action. Longtemps, les cockers étaient présentés la queue écourtée.

Queue naturelle en France

La caudectomie de convenance est interdite en France. Les cockers y vivent et concourent avec leur queue entière, ce que le standard prévoit désormais explicitement. Une queue naturelle bien portée, gaie et frétillante, est parfaitement dans le type.

Le poil et les allures

Le poil est plat et soyeux, jamais rêche ni bouclé, avec des franges suffisantes mais jamais excessives aux oreilles, à la poitrine, au ventre et aux membres. Une fourrure trop abondante, qui gêne le chien au travail, s'éloigne du type. La question des couleurs, elle, mérite un chapitre à part : nous lui consacrons notre dictionnaire des robes, du bleu rouan au doré unicolore.

Côté mouvement, le standard réclame des allures vraies et puissantes, qui couvrent beaucoup de terrain sans effort apparent. Un cocker qui se déplace bien avance droit, avec de la poussée à l'arrière et une bonne extension à l'avant.

Taille, poids et défauts

Repères chiffrés du standard du cocker anglais.
CritèreMâleFemelle
Hauteur au garrot39–41 cm38–39 cm
Poids indicatif13 à 14,5 kg environ
FormatCompact, quasi carré
ArticuléEn ciseaux

Tout écart avec ce texte constitue un défaut, pénalisé selon sa gravité et son effet sur la santé et le travail du chien. Sont éliminatoires, comme pour toute race, les chiens agressifs ou peureux, ainsi que les anomalies physiques ou comportementales rédhibitoires. Ces exigences, l'éleveur consciencieux les connaît : c'est l'un des critères pour reconnaître un bon élevage.

Questions fréquentes

Quelle est la taille adulte d'un cocker anglais ?

Le standard fixe la hauteur au garrot à 39–41 cm chez le mâle et 38–39 cm chez la femelle, pour un poids d'environ 13 à 14,5 kg. C'est un chien de taille moyenne, compact et bien charpenté, plus grand que le cocker américain.

Le cocker anglais doit-il avoir la queue coupée ?

Non. Le standard décrit une queue portée à l'horizontale, jadis souvent écourtée. En France, la coupe de la queue (caudectomie) est interdite : les cockers y sont présentés en exposition avec leur queue naturelle, ce que le standard admet expressément.

Quelle couleur d'yeux exige le standard ?

Des yeux bruns ou brun foncé, jamais clairs, avec une expression douce, éveillée et franche. Chez les robes foie et foie rouan, un œil noisette est toléré pour s'harmoniser avec la robe.

À quel groupe FCI appartient le cocker anglais ?

Au groupe 8 (chiens rapporteurs de gibier, leveurs de gibier et chiens d'eau), section 2 des chiens leveurs de gibier, avec épreuve de travail. Son standard porte le numéro 5 et son pays d'origine est le Royaume-Uni.

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